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+++      fondation GR supporte acar2 +++ entre le 10 et le 14 février des étudiants de Bâle viendront pour un atelier internet +++ deux articles formidables sur salm2 apparaissent dans la presse locale +++ des institutions universitaires peuvent louer l'hôtel avec ses 18 lits pour 850 Euro par semaine +++       +++
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Dans le cour de l'abbaye de Senones
Dans le cour de..

Dans la cour de l'abbaye
Dans la cour de..

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scène 2 – une rétrospective et une prévision
   Crée le 14 février 2004 sous l’impulsion de Martin Burr, jeune metteur en scène suisse fortement inspiré par J-L Godard et Gilles Deleuze, ancien élève du conservatoire royal des Pays-Bas et de l’Académie royale des beaux-arts de la Haye,  Scéne2  est un module de Salm2 constitué en association indépendante (loi de 1901).
   Scène 2 adhère donc à la philosophie de Salm2 qui veux créer un environnement test en grandeur nature pour la création, le développement, l’analyse et la diffusion de solutions durables aux problèmes complexes de transformation sociétale dans le contexte post-industriel qui est celui de Senones et de la vallée du Rabodeau.
   Scéne2 trouve donc naturellement sa place dans les locaux de l’ancienne abbaye, symbole même de l’ère industrielle locale. Une salle lui a été dévolue par Salm2, salle qui devrait bientôt devenir un lieu de recherche scénique…Reste à débloquer le financement pour sa mise en activité (électricité, chauffage…)
   Les partenaires actifs de scène 2 sont pour l’instant la commune ainsi que la communauté de communes, salm2, le conseil général des Vosges, l’école de musique ainsi que l’Apromuse et le conservatoire régional de l’image de Nancy. D’autres partenaires ont été interpellés cette année, en particulier la Drac, Leader Plus et le conseil régional…

2004 : des débuts prometteurs

   Malgré un budget fort restreint mais un bénévolat conséquent quatre actions furent mises en place. Tout commence par une projection de « l’histoire du cinéma » de Godard, sorte de préambule aux actions à venir, puis une série de trois projections de documents d’archives tournés par Jean-Marie Compas, directeur des affaires sociales chez Boussac, avec sa camera 16 mm et qui mettent en scène les colonies de vacances des années 60 à 80 ainsi que diverses manifestations sportives locales (concours de pêche ou courses cyclistes). Ces précieux documents conservés à la cinémathèque de Nancy et aimablement prêtés par son documentaliste, Serge Ropelé, natif de Senones permirent à un public nombreux  de revivre cette époque de leur enfance et pour les plus chanceux de s’y reconnaître.
   Fin juin c’est l’Apromuse qui confia à scéne2 la mise en scène de son spectacle musicale « onze bidonnes » où pas loin d’un millier de spectateurs, assis sur des bûches, vibrèrent au son  de la formation de Didier Thoubans, dans la pure lignée des « tambours du Bronx ».
   L’apothéose fut la présentation de « plateaux », pièce inspirée de la Cerisaie de Tchekhov et mise en scène par Martin Burr avec l’aide d’une actrice venue des Pays-Bas et de deux acteurs amateurs locaux, Tatiana Schaeffer et François Toussaint, ainsi que d’un ingénieur du son bénévole, en l’occurrence Charles Ballereau. Coté innovation technologique les LED (aimablement prêtés par G-Lec de Karlsruhe), sortes d’écrans géants composés de diode de trois couleurs et qui couplés à un ordinateur permettent une projection spatio-temporelle d’image prises en direct à partir d’une webcam enthousiasmèrent la petite centaine de spectateurs présents.


2005 : une année riche en créations

   Grâce aux subventions de la communauté de commune et du conseil général qui fut particulièrement généreux, quatre créations innovantes, mises en scène par Martin Burr se succédaient de juillet à novembre.
   La première « Claques » présentée dans le cadre du festival de percussions crée par l’Apromuse et mise en scène en collaboration avec cette dernière, consistait en trois tableaux sur le thème du rythme. Tamayo Okano, Mikiko Sagawa et Irais Ooms, trois actrices professionnelles résidentes en Belgique interprétèrent successivement le « poème symphonique pour cent métronomes » de Györgi  Ligeti, une musique de table de Thierry de Mey et une chorégraphie libre.
   En octobre c’est « deux ou trois sœurs » adaptée de « trois sœurs »  de Tchekhov qui fit le bonheur des pensionnaires de l’hôpital rural. Anna Coulon, Yanosz Tedeschi et Martin Burr lui- même qui avait troqué sa casquette de metteur en scène pour celle d’acteur donnèrent la réplique aux pensionnaires eux-mêmes mis en position d’acteurs à travers le hall, la chapelle et le cimetière proche. Originalité de cette présentation, les spectateurs étaient véhiculés sur des chaises roulantes pour mieux s’intégrer à l’ambiance du lieu.
   Novembre fut le temps de l’art vidéo moderne, Mélange d’images d’archive, de prises de vue dans la piscine abandonnée et de scènes tournées dans la résidence universitaire, cette composition multimédia réalisé à la manière d »alpha ville » de Godard était initialement prévue dans les locaux de l’usine de découpe au laser LDA. Pour des raisons de droit à l’image et de propriété industrielle elle fut projetée dans l’ancienne bibliothèque «  Dom Calmet ».Particularité de cette création, les techniciens du "video-orchestre" de Bâle vêtus de leurs costumes blancs de « videonautes » étaient ainsi que leur impressionnant matériel électronique installés au milieu des spectateurs. Un spectacle résolument tourné vers l’analyse post-industrielle.
   Pour finir la saison « scénario des arts vivants » apporta sa touche « rock » à la salle de scène 2 avec la venue du groupe suisse CH-Rock peu avant les fêtes de fin d’année.


2006 : un virage nécessaire vers les arts numériques et la formation

   Cette année scéne2 a fait appel à une consultante, Cécile Huet, directrice artistique de « 01studio ». Ce groupe qu’elle a fondé en 2004 est un projet artistique qui mène une réflexion sur le spectacle vivant et sa rencontre avec les technologies nouvelles de l’information et de la communication ( projections interactives de spectacles vivants sur le net entre autre).
   Consciente que « l’art du théâtre ne prend toute sa signification que lorsqu’il parvient à assembler et à unir » (Jean Vilar), elle propose un travail plus tourné vers les associations locales et les écoles. Scène 2 ne sera donc pas seulement un lieu de recherche et de création dans un cadre professionnel, mais également un lieu de formation ouvert aux membres, aux écoles, aux associations et aux stagiaires qui le désirent, en favorisant le développement de différentes formes de théâtre amateur utilisant les technologies de l’art numérique.
   Une dizaine de rendez-vous  de lecture et écriture multimédia ainsi que des ateliers de théâtre amateurs seront proposés de septembre à octobre à un public de scolaires et de volontaires qui devraient déboucher sur des représentations publiques. Ces ateliers seront animés par « 01studio » et le « video-orchester » de Bâle qui proposera  un travail sur la mémoire de Senones à partir de documents d’archives, les étudiants d’Hyperwerk de leur coté mettront à disposition leur technologie pour la création d’un théâtre d’animaux miniatures.
   Gageons que cette nouvelle démarche saura apporter un plus en terme d’adaptation aux différents aspects de l’existence moderne à la vie locale.


Un théâtre d’animaux miniatures
Comme régulièrement depuis l’an dernier, une dizaine d’étudiants accompagnés de leurs professeurs logent actuellement dans la résidence universitaire de l’abbaye pour un workshop de quinze jours. Cet atelier consiste à organiser la présentation des travaux des élèves de 3° année d’Hyperwerk aux nouveaux étudiants de la prochaine rentrée ce vendredi 19 mai à 17h30 dans le palais abbatial (anciens appartements directoriaux Boussac)

Quelques des acteurs


Au cours de cette présentation, ou le public senonais est cordialement invité, seront présentés les différents thèmes d’Hyperwerk qui consistent en une nouvelle forme d’étudier, loin des méthodes de l’école traditionnelle.

Etudiants et un prof de HyperrWerk

Le spectacle ainsi proposé laisse « sans vox » devant un tel déferlement d’imagination, d’ingéniosité et de technique. Il se présente sous la forme d’un théâtre de petits animaux en bois articulés (jouets des années 60) qui grâce à des servomoteurs et un programme informatique (MESO) développé par un professeur de Francfort, sont animés, filmés et projetés sur des écrans. Les voix des animaux, sensés représenter les étudiants, seront interprétées par une classe de l’école primaire Perrin-Sand.

Ce spectacle en avant-première à Senones sera présenté à Bâle en septembre 2006 puis à l’exposition d’arts multimédias, le CEBIT, de Hanovre en mars 2007.

Rappelons que pour cette année 2006, 26 semaines d’occupation des anciennes chambres des moines sont prévues, principalement pour des séminaires et workshop d’étudiants.


Le pôle d'excellence rurale
L’état a récemment crée un nouveau label de « pôle d’excellence rurale » pour aider au développement des territoires ruraux. Les projets déposés seront évalués en fonctions des retombées économiques attendues, en particulier en matière d’emplois directs ou induits par la création d’activités ou d’entreprises. Une priorité sera donnée au développement durable, à l’impact sur les ressources (eau, biodiversité, occupation des sols et paysages). Seront privilégiés les projets qui contribuent à une limitation de l’empreinte énergétique des activités. Ce type de projet doit être porté en association étroite entre des partenaires publics et privés.

Senones candidat

L’émergence des pays à main d’œuvre bon marché a depuis longtemps porté un coup fatal à l’industrie textile française. Depuis les années 70, la vallée du Rabodeau a fait les frais des restructurations et délocalisations qui ont conduit à la fermeture totale de son économie textile. Avec les conséquences dramatiques que cela implique en terme de chômage, de précarité et de gestion des friches industrielles.

Une solution imaginable à cette crise serait la création d’un artisanat de haut niveau technologique associant pour cela le savoir-faire artisanal local et la recherche universitaire. L’implantation du projet Salm2 et tout particulièrement de son module Acar2 (Académie sur l’avenir de l’artisanat) dans les locaux de l’abbaye, rachetés par la commune en 1995 et loués pour 20 ans à Salm2 depuis 2004, va tout à fait dans ce sens..

Un premier dossier élaboré conjointement par Mischa Schaub, président de Salm2, et Bernard Vauthier, secrétaire de mairie a été déposé au ministère. Repoussé en première lecture il sera examiné à nouveau en septembre.

Un avenir pour l’abbaye

En 2005, une étude de faisabilité financée par le conseil général dans le cadre du « plan Vosges » a prôné une utilisation multifonctionnelle des locaux de l’abbaye qui devrait permettre le développement de Salm2 et tout particulièrement du module Acar2. Mais également la création d’un centre d’interprétation du pays de Salm, de résidences d’artistes et d’un espace festivalier scientifique. Le montant prévisionnel des travaux est de 17 millions d’Euros.

En attendant le résultat de l’étude de programmation de ces travaux, une première tranche indispensable a déjà été réalisée par Salm2 pour permettre l’hébergement d’étudiants et d’enseignants. Il s’agit en l’occurrence d’un logement universitaire pouvant accueillir une vingtaine d’étudiants au-dessus du cloître et d’un lieu de travail et d’hébergement pour les professeurs dans l’ancien palais abbatial pour un montant de 235 000 Euros.

D’autre part une subvention de 220 000 Euros à été allouée à Hyperwerk par la fondation suisse Gebert-Ruf pour permettre le démarrage du projet Acr2. Ce qui a permit dans un premier temps l’embauche d’une équipe de trois personnes et la création d’un premier atelier provisoire pour que les étudiants commencent la réalisation des prototypes issus de leurs recherches.

Fracture numérique et objets « intelligents »

L’avenir de l’artisanat local passe d’une part par la résolution de la fracture numérique qui doit permettre entre autre d’aborder de nouveaux marchés grâce au commerce sur Internet et d’autre part par la conception de nouveaux produits dits « objets intelligents ». Ces nouveaux objets de la vie courante de demain pourront héberger des systèmes informatisés (puces ou capteurs). Grâce aux puces, ces objets seront capables de vous informer sur leurs parcours et leurs origines, de faire de l’autorégulation, de l’auto diagnostic, de communiquer entre eux et d’envoyer eux-mêmes des alertes à un autre objet ou à un humain…Ces objets peuvent aussi devenir « cliquables », il devient possible d’interagir avec eux à l’aide d’un téléphone portable…Les champs d’applications sont aussi vastes que variés notamment dans les domaines suivants : logistique, surveillance, géolocalisation des personnes et des biens voire des animaux, analyse de données clients, traçabilité des denrées périssables, systèmes de paiement, espaces de vie (maisons, bureaux intelligents), électroménager intelligent (le frigo qui gère vos stocks et réapprovisionne on-line), textiles intelligents (régulation thermique, émission de parfum, changement de couleur…)

Pour parvenir à ces buts il devient nécessaire de réaliser une étroite collaboration entre l’université, le monde du travail et celui de la formation initiale.. De nombreux contacts ont d’ores et déjà été pris que ce soit vers les secteurs de la construction mécanique (Saint-Dié), de l’ébénisterie (Neufchâteau), de la broderie (Lunéville)…Chambre des métiers, SEMA (métiers d’arts) université Henry Poincaré de Nancy ont également été interpellés…L’alliance ARTEM de Nancy ( école nationale supérieure d’art de Nancy, école nationale supérieure des Mines de Nancy, école de management ICN) a déjà signifié son engagement favorable au projet, de même que l’école d’architecture de Nancy.

La période février 2006/août 2007 sera consacrée à la mise en place des infrastructures nécessaires au développement du projet. Pour la phase préparatoire d’Acar2, des ateliers d’expérimentation et des salles de travail provisoires sont en cours de réalisation. Il est prévu la création de 16 postes de techniciens à mi-temps, de deux chefs de service technique et de quatre personnes à l’entretien. Les techniciens seront choisis pour leur aptitude à créer de petites entreprises artisanales. Des espaces pour l’hébergement de dix petites entreprises seront prévus. Ces entreprises seront logées à l’abbaye pour une période de quatre ans et pourront par la suite s’implanter ailleurs pour laisser la place à d’autres créateurs.. Une première estimation fait état de 74 emplois directs ou indirects conséquents au projet…Un espoir pour la vallée….
 



3 chômeurs embauchés par salm2
   En attendant les financements qui permettront à terme la rénovation complète de l’abbaye pour le projet global de Salm2, il était nécessaire d’effectuer certains travaux d’aménagement et d’entretien des locaux de manière à pouvoir démarrer les premières actions. Ces travaux concernent la maintenance des bâtiments, l’aménagement d’un bureau et la création d’un atelier bois et acier. Cet atelier servira entre autre au projet Acar2 et permettra aux étudiants d’Hyperwerk de confectionner les premières maquettes d’objets « intelligents » issus de leurs recherches. La récente dotation d’une fondation suisse a permit d’acheter les premières machines et de financer l’embauche d’une première équipe de trois personnes toutes issues du secteur. Il s’agit de trois contrats de type CAE (contrats d’accompagnements à l’embauche) financés en partie par l’ANPE, deux contrats de 20h et un de 35h, dont bénéficient Jean-Claude Vincent, François Toussaint et Charles Ballereau, trois chômeurs du secteur.



   Jean-Claude, 56 ans, est un enfant du pays que tout le monde connaît pour son engagement dans la garde de Salm dont il fut longtemps le président. Depuis la première relève en 1963 il s’investit pendant 27 années au service de cette association pionnière du développement touristique de notre cité. Jean-Claude connaît bien ces locaux puisque, formé au centre d’apprentissage Boussac, il travailla à la filature jusqu’en 1991 à l’entretien des machines. Content de faire revivre un atelier dans ces locaux dont le délabrement l’attristait, il considère cette nouvelle fonction comme une mission pour sa cité.

   François, 52ans, natif de Moyenmoutier est senonais depuis deux ans seulement. Bien que nouveau venu dans la cité il a tout de suite rejoint le tissu associatif local en devenant président de la jeune association Scéne2, l’un des modules de Salm2.D’abors saisonnier dans la restauration, après une première année d’anglais à la faculté de Mulhouse, où sa famille s’était installée, il décida d’aller tenter sa chance aux Etats-Unis où il exerça plusieurs professions pendant 7 années. De retour en France en 1993, il fit l’expérience du commerce en ouvrant un magasin de matériel d’hospitalisation à domicile dans sa ville natale. Successivement magasinier chez Extenplast à la Voivre puis responsable « libre-service » chez Baty, au chômage depuis janvier, il n’y restera pas bien longtemps puisqu’il qu’il à rejoint l’équipe de Salm2, projet porteur selon lui.  « La meilleure chance d’avenir pour Senones » confie t-il volontiers à ses amis du « Voltaire », son nouveau quartier général.

   Charles, 48ans, est natif de Gérardmer, après une jeunesse à Saint-Dié, il fréquenta l’école d’électronique de Nancy puis le conservatoire du cinéma à Paris. Pendant 22ans il s’occupa d’ingénierie du son et de maintenance audio pour le cinéma parisien. « Faire de la technique pour répondre à un besoin » telle est sa devise, technique qu’il met volontiers au service des autres en sonorisant, bien souvent bénévolement, les concerts des groupes de déodatie Formateur pendant 5 ans dans un atelier d’électricité à la maison d’arrêts de Strasbourg, il vient de créer à Saint-Dié une petite entreprise de service acoustique qui travaille avec les DASS et les DRIRE. C’est en s’investissant à Senones lors du premier spectacle de Scéne2 et du festival de percussion qu’il fit la connaissance du projet Salm2. Il pense que même avec des moyens simples, on peut réussir grâce à des échanges entre des techniques différentes  et des gens de différents horizons.

   En attendant l’arrivée des premiers étudiants d’Acar2, toute l’équipe s’affaire à leurs préparer un atelier fonctionnel et agréable.


Christian Schaeffer de Senones à fait des photos splendides de l'abbaye
Visitez cette page et vous trouverez 55 photos de haute qualité du site de salm2, qui est situé dans l'abbaye de Senones. Pour agrandir les photos, il suffit de cliquer dessus. Grand merci à Christian!
La fondation Gebert-Rüf subventionne notre module acar2
salm2 se réjouit beaucoup d'avoir entendu officiellement une décision positive de la fondation Gebert Rüf pour notre plan d'académie artisanale. La fondation nous aidera avec 220000 Euros (380000 CHF). Le projet a commencé le 15.2.06 et continuera jusqu'en aout 2007. Qui vivra, verra.

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